fbpx
Les réalisations de La Méli-Mélo
Vous lisez :
Les erreurs que j’ai fait à mes débuts.
0
Conseils et Astuces

Les erreurs que j’ai fait à mes débuts.

Depuis que je fais la formation pour préparer le CAP MMVF je me suis rendue compte que je faisais des erreurs ! J’en avais déjà corrigé certaines en discutant avec des couturières de mon entourage, mais j’en découvre encore. Je comprend pourquoi certains projets que j’avais fait avait des finitions moyennes. N’est-ce pas en faisant que l’on apprend et que l’on progresse ?

Tout d’abord, je me suis rendue compte que mes premières erreurs venait de la préparation mon patron et de la prise de mes mensurations.

Premièrement, lorsqu’il fallait décalquer le patron d’une planche Burda par exemple, je le faisais à main levée et sans forcément reporter tous les repères et je me suis, souvent trouvée, lors de l’assemblage à ne plus savoir quelle pièce allait où. L’ensemble des repères permettent un assemblage précis et de vérifier le sens des pièces en fonction du droit-fil. Ils sont indispensables pour obtenir une confection avec un résultat impeccable. Ne les oubliez pas !

Deuxièmement, je ne découpais pas minutieusement le patron. Ce qui au final, reportait une nouvelle erreur sur mon tissu. Lorsque l’on apprend à coudre au millimètre, on comprend plus facilement l’importance de cette minutie.

Je ne peux que vous conseiller de couper méticuleusement votre patron en suivant la ligne qui correspond à la taille que vous avez choisie. Le résultat final ne sera que meilleur. Pour la longévité de vos ciseaux, utilisez des ciseaux que vous aurez dédiés uniquement à la coupe du papier.

N’oubliez pas aussi de vérifier si votre patron intègre les marges de couture. Je me suis fait avoir une fois et je peux vous assurer que je suis maintenant vigilante.

Soyez attentif à la taille que vous aurez choisi. Celle que nous faisons dans le prêt-à-porter correspond à des normes selon les marques. Il faut bien prendre ses mensurations et se reporter au tableau des tailles de chaque patron pour adapter le modèle à sa morphologie. Chaque créateur utilise son propre tableau de mesure. N’hésitez pas à grader le patron pour avoir un vêtement qui s’harmonise avec votre corps.

Il vous faut au minimum votre tour de poitrine, votre tour de taille et votre tour de hanche. Soyez très précis sur la prise de mesure.

Comme vous pouvez le constater, dès le début, du projet, sans même avoir toucher au tissu, je démarrais avec plein de petits défauts.

Ensuite, au moment de préparer mon tissu, les erreurs continuaient à se cumuler !

Dans un premier temps, je ne lavai jamais mes tissus. Aujourd’hui, je ne le fais pas pour chaque coupon mais par contre, quand la matière le permet, je le décatis. C’est à dire que je le repasse avec beaucoup de vapeur.

Ensuite je pliai mon tissu en 2, lisière contre lisière. Cependant comment m’assurer que le droit fil est respecté. J’ai donc pris l’habitude depuis la formation de tirer un fil au niveau de la coupe de mon tissu pour vérifier que celle-ci est bien droite. J’ai eu parfois de bonne surprise mais beaucoup de déconvenue. En effet, sur certains coupons j’avais une quinzaine de cm entre le côté droit et le côté gauche. Je me suis rendue compte que par le passé je ne devais jamais être dans le droit-fil.

Par ailleurs, je ne mettais pas toujours, au millimètre près, la ligne de droit-fil de ma pièce de patron parallèle à mon droit-fil de tissu. Je le faisais “à l’œil”. Là encore, c’est une erreur. Et je comprends pourquoi certaines de mes réalisations passées se déforme !

Ensuite, prendre le temps de bien épingler chaque pièce pour ne pas quelle bouge et les découper consciencieusement vous permettra de réussir votre confection.

Vient le moment de se mettre derrière sa machine à coudre, cependant il faut bien choisir son aiguille et son fil mais également bien assembler ses pièces.

Là encore, je faisait des erreurs. Il faut savoir pour pour chaque type de projets à son aiguille. Je me suis retrouvée en faisant la parka de ma fille avec des points qui sautaient. Après avoir ragé derrière ma machine et chercher de l’aide sur le net, je me suis rendue compte que l’aiguille n’était pas la bonne. Après avoir acheté le bon modèle, à savoir une aiguille Microtex, la couture était au top !

Les aiguilles ont aussi une taille différente ; qu’il faudra adapter en fonction de votre tissu. J’ai fait il y a quelques temps un article à ce sujet que vous pouvez retrouver ici.

La qualité du fil est un élément très important. Sachez que le fil est sensible à la chaleur et à l’humidité. Les marques Mettler, Gütermann ou DMC sont les meilleurs du marché (selon moi). Utilisez un fil en polyester pour vos confections de vêtements et d’accessoires. Pour le linge de maison, privilégiez le fil de coton car il résiste au lavage à + de 60°. Le fil de polyester ne supporte pas la chaleur.

Les aiguilles de votre machine à coudre doivent être changées régulièrement. Personnellement, je les remplace tous les 3 projets.

Il faut également bien respecter l’ordre d’assemblage indiqué par le tutoriel du patron, sinon vous risquez de devoir utiliser le découd-vite et de refaire certaines coutures. Soyez également vigilant aux marges de couture. Elles peuvent différer selon les endroits. De manière générale, la marge de couture au niveau de l’ourlet est plus importante.

Par ailleurs, ne lésinez pas sur les épingles ou les pinces pour assembler vos pièces avant de passer à la machine. Vous pouvez également bâtir quand l’épinglage est trop compliqué à certains endroits.

Ensuite je ne repassais presque jamais entre les coutures, je n’utilisais le fer que lorsque mon ouvrage était terminé.

Pourtant, et je le constate avec ma formation, un repassage soigné, entre chaque surfil et couture, me permet d’assembler plus facilement mes pièces et d’avoir de belles finitions.

Depuis le début de ma formation, je n’ai jamais autant touché à mon fer à repasser, mais quelle satisfaction d’avoir un résultat final très impeccable.

Aussi, il met déjà arrivé d’avoir un tissu en tête pour un projet bien défini, cependant le patron ne préconise pas ce type de matière, mais je fonce et …

… c’est le drame ! car c’est un vêtement que je ne porterai jamais.

Maintenant, pour éviter d’avoir des heures de travail avec un superbe tissu qui dors dans mon armoire, je suis les indications du patron et je ne prend plus de décision selon mon inspiration car elle me joue parfois des tours !

Par ailleurs, je me suis confectionnée des fiches projets où je colle un échantillon de chaque tissu utilisé. Cela me permet de les toucher à nouveau et me souvenir de leur texture.

Et vous quelles erreurs faisiez-vous lors de vos débuts ?

A très vite.

La Méli-Mélo

%d blogueurs aiment cette page :